Rossi Iseline
Diététicienne-Nutritionniste
Montpellier

Que penser du végétarisme et ses dérivés

Diététicienne-Nutritionniste - Montpellier - Rossi Iseline
Nous vivons maintenant dans une ère d’abondance, de remise en question, d’insécurité sanitaire, où la nutrition est devenue une préoccupation majeure, pour notre santé, notre société ainsi que nos valeurs.
Notre alimentation est notre identité, et malgré le fait que nous avons toujours du mal à nous trouver nous-même, nos choix alimentaires nous permettent de nous exprimer. Le végétarisme et ses dérivés sont l’une de ses formes de contestation alimentaire, les modèles nutritionnels conventionnels ne conviennent plus et la viande ainsi que les produits d’origine animale sont refusés.

Les déclinaisons végétariennes.
Le végétarisme est un régime alimentaire qui exclut tout produit carné. Il en existe plusieurs déclinaisons :
Le lacto-ovo-végétariens consomment les aliments provenant d’animaux vivants (les œufs, lait et produits laitiers)
Le lacto-végétarien ne consomme pas d’œuf
Le ovo-végétarien ne consomme pas de lait et produits laitiers.
Le pesco-végétarien consomme du poisson
Le pollo-végétarien consomme de la volaille
Le végétalien ne consomme aucun produit issu de l’exploitation animale (chair, œuf, lait et produit laitier, miel)
Les « végans » ont un régime végétalien, mais pas seulement, ils ne portent aucun vêtement en cuir ou en laine, c’est un choix idéologique.

Les plus nombreux en France sont les flexitariens, c’est-à-dire qu’ils réduisent leur consommation de viande et se tourne plus vers le poisson ou autre alternative de protéines végétales.

Pourquoi ?
Si en Inde, 40% de la population est végétarienne pour des raisons religieuses, c’est au XIXᵉ siècle, en Grande-Bretagne, que naît le végétarisme tel qu’on le connaît.
Venant de Pythagore, philosophe grec qui s’est élevé contre le sacrifice des animaux, ce mouvement s’est répandu en Europe jusqu’aux Etats-Unis.

En France, seulement 2 % de la population serais végétarienne. C’est une alimentation « alternative » qui permet de préserver notre planète, défendre la cause animale tout en diminuant les risques de maladies chroniques dites de « société ».

Statistiques du végétarisme
Tout d’abord, en Californie, une étude réalisée sur des Adventistes du 7ᵉ jour (un mouvement protestant qui recommande le végétarisme) démontre une espérance de vie plus élevée que la normale. Bien sûr, le style de vie de cette communauté à un impact (activité physique, tabagisme, IMC, …)
En revanche, à Oxford, chez les britanniques, le risque de mortalité entre végétarien, végans et omnivore (consommateurs de viande plus de 5 fois par semaine) ne change pas. Par contre il existe une diminution du risque de cancer chez les faibles consommateurs de viande et les végétariens, notamment pour le cancer du pancréas.

Ensuite, comparé aux Nord-Américains, les études mettent en évidence une diminution significative des maladies chroniques tels que l’obésité, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires ou certains cancers. Malheureusement les confusions liées au style de vie ne permettent pas d’affirmer que tout le bénéfice revient au régime alimentaire.

Ce qui est sûr, c’est que chez les végétariens et « végans », le risque de diabète et d’hypertension artérielle diminue de plus de 50%. Ces résultats positifs sont bien sûr en relation avec les modifications nutritionnelles : réduction de l’apport énergétique total, augmentation de la part des glucides, diminution des protéines et des lipides alors que la quantité de fibres augmente.

Le végétarisme et ses déclinaisons ne sont pas sans risques.
Tant que le végétarien consomme des œufs et produits laitiers, les risques nutritionnels sont moindres. Il faut tout de même faire attention à un apport optimal en protéines de bonnes qualités. Ce n’est pas vraiment l’apport moindre en protéine qui pose problème, mais l’existence d’acides aminés (composants des protéines) indispensables qui manques dans les céréales et les légumineuses. Heureusement, les œufs et les produits laitiers compensent ainsi que les céréales combinées au légumes secs.

La viande est une source majeure en fer, le fer d’origine végétale est moins absorbable mais il faut compenser en en apportant deux fois plus.

Pour ce qui est du risque de déficit en oméga 3, les œufs de poules nourris avec des aliments riches en oméga 3, ainsi que certaines algues, graines et eaux calciques peuvent compenser les produits laitiers en cas d’exclusion.

Les végétaliens ont, par contre, beaucoup plus de risques de carences.
Bien sûr l’apport protéique est difficile, mais avec un minimum de connaissance, il peut être suffisant.
L’apport en fer et en oméga 3 est important à contrôler, mais il y a aussi un risque de carence en calcium, en iode, et surtout en vitamine B12.
La vitamine B12 n’est présente que dans les produits animaux, il est donc essentiel d’être supplémenté. Une carence en vitamine B12 peut être très dangereuse et elle s’observe souvent qu’après plusieurs années. Chez la femme enceinte ou allaitante, une carence en B12 peut devenir néfaste ou avoir des conséquences irréversibles sur l’enfant.

Il est donc important de rester vigilant dans le cadre d’un régime végétale, les différentes carences possibles ne sont pas négligeables et à surveiller.

Contre-indications
Le végétarisme qui comprend les œufs et les produits laitiers est tout à fait acceptable sous réserve d’une bonne éducation nutritionnelle.
Le flexitarisme ou le semi-végétarisme est plutôt recommandable sachant qu’il permet un meilleur équilibre alimentaire, il corrige certaines erreurs de l’alimentation occidentale, avec une alimentation riche en antioxydant et à faible index glycémique.

En revanche, le végétalisme n’est pas recommandé, et une supplémentation est indispensable. Il est à proscrire particulièrement chez les enfants, adolescents, femmes enceintes ou allaitantes et, bien sûr, chez les malades.

Attention par contre au syndrome de l’intestin irritable, qui serait davantage présent chez les végétariens et végétaliens.

Faut-il succomber à la tentation végétale ?
Personnellement, je ne suis pas végétarienne, mais plutôt semi-végétarienne, je pense qu’il est essentiel d’augmenter notre consommation en fruits et légumes, diminuer en protéines et certaines mauvaises graisses.
Il est aussi important de se préoccuper de la planète sur laquelle on vit et d’essayer de la meilleure manière possible de respecter notre environnement, pour cela, il y a pleins de possibilités (biologique, diminution des déchets, prendre le vélo, …).

Le végétarisme et semi-végétarisme s’avère intéressant par leur capacité à modifier leur microbiote, mais il a aussi énormément de qualités à prendre en compte.

Le végétalisme est à discuter, mais bien sûr, s’il est pratiqué d’une bonne manière peut être positif. Il faut juste faire attention, car notre alimentation est aussi un peu notre médecine et notre organisme a besoin de nutriments et micronutriments pour fonctionner.


Sources:
Pr Jean-Lous Schlienger. Cholé-Doc 2017
Article écrit par : Rossi Iseline, Diététicienne-Nutritionniste - Montpellier - Tél : 0631506418
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